" Il y eut un soir et il y eut un matin " nous dit la Bible. Dans sa dimension symbolique comment l'entendre ? Au soir du premier jour, comment aurait-il été possible de savoir, sans avoir traversé la nuit, qu'à son achèvement reviendrait la lumière du jour ? Et elle vint cependant, mais il fallut passer la nuit et la frayeur qu'engendrait l'inconnu pour le découvrir. Ainsi en est-il de notre condition. Nous passons du jour à la nuit par la porte du crépuscule que nous appelons "la mort". Mais comme le crépuscule passe, la mort passe aussi, nous conduisant à un retour vers un ailleurs dont nous ne savons rien car il est fondu dans la nuit de l'oubli. Pourtant vient une nouvelle aurore, ramenant la lumière du jour et de la vie : la re-naissance. La réincarnation n'est autre que ce voyage de l'âme du jour à la nuit par les portes du crépuscule et de l'aurore. Pourquoi ? Parce qu'elle a besoin de la matière pour progresser vers la connaissance et la compréhension, besoin de tout expérimenter pour accéder à sa destination finale : l'Union au Tout qui est UN.
" Au plus près de la conscience se situe un " espace creux " qui vous est inconnu. En lui se trouve un mystère que votre science saura un jour mettre à nu. Cet espace est plus physique qu'immatériel mais il est le berceau de votre devenir. Comprenez ce que nous allons tenter de vous expliquer.
Quand votre moi est à l'état d'éveil vous avez à vous centrer sur votre état de conscience. Dans cet état ce sont toutes vos fonctions conscientes qui sont en mouvement. Quand votre esprit est en sommeil il y a, entre " vous conscient " et " vous inconscient ", un espace creux qui est formé d'un fluide. Qu'est-ce que ce fluide ? C'est un gaz qui opère une fusion entre les deux pôles de votre avoir et être. Quel est ce stade en vous ? C'est un état intermédiaire qui vous fait basculer du rêve au réel et du réel au rêve. Donc quand vous rêvez vous opérez par le biais de ce fluide gazeux un pont entre vos deux pôles. Si ce fluide est constant vous rêvez. Si ce fluide se dispense plus anarchiquement vous êtes entre deux états.
Comment travailler avec ce fluide ? Asseyez-vous dans la tranquillité et respirez profondément. Avec l'air qui vous investit appelez le Père. Avec l'air qui s'échappe relâchez vos tensions. Au bout d'un moment il vous viendra comme une sensation de vertige. Laissez-vous aller sans être indisposé par ce qui survient. Ayez en tout et pour tout comme seule préoccupation votre respiration. Au plus vous vous exercerez au plus vous allez découvrir votre espace creux. C'est un espace qui régénère votre énergie et votre force. Cela vous sera utile pour aller plus avant. Donc apprenez cette respiration du souffle en Dieu. Entrez en cette respiration et laissez-la parler pour vous. Ne cherchez pas plus que cela : respirer et appeler le Père. Après quelques jours où quelques mois selon ce que vous avez pu apprendre de la spiritualité ouverte vous aurez un bien être merveilleux à en obtenir. Inutile de vouloir aller trop vite, trop tôt. Quand vous pourrez faire cet exercice sans même avoir à y réfléchir vous serez assez ouverts par la respiration pour passer à l'étape suivante.
Avant de terminer ce morceau nous tenons à ce que vous sachiez que l'oxygène de votre monde est un outil si précieux qu'il mérite toute votre attention. Ayez toujours en vous que quelque soit l'élément, il est à votre service mais que vous en êtes comptables devant Dieu. Soyez vigilants à tous les éléments. Essayez de les conserver purs et efficaces. Lorsque l'eau ou l'air n'ont plus leur qualité c'est votre cheminement lui-même qui en pâtit. Si cela vous semble une aberration nous en sommes désolés. Si cela vous semble une réalité ayez donc assez de force pour en atteindre la qualité. Si vous avez dans votre entourage une pluie acide, ne croyez pas qu'elle n'est acide que pour vos sols. Elle altère également votre moi subtil.
Donc essayez de toujours vouloir pour votre environnement ce qu'il y a de plus pur et de plus sain. Eh oui, nous avons à vous aider à vous purifier de tout ce qui entrave sur le chemin. Aimez votre environnement, respectez-le, aidez-le à se maintenir le plus clair qu'il soit. Il en va de votre propre marche".
" Avec le temps lorsque vous aurez intégré la respiration, vous vous sentirez plus légers, plus ouverts. Alors commencera l'étape suivante de votre retour en vous. Apportez à votre respiration tout le temps nécessaire. Ensuite apportez le calme en vous. Comment y accéder à ce calme tant cherché et si peu obtenu ? L'image est un moyen simple et assez efficace au commencement. Visualisez l'image qui vous convient et attachez-vous à la vivre au plus près que vous le pouvez. Ayez en cette image une foi totale. Elle existe puisque vous l'avez créée. Elle est votre premier monde et elle vous accompagnera même au-delà. C'est l'image source, l'image clé à laquelle il vous sera toujours possible de faire appel quand vous vous sentirez agités. Ne croyez pas en cette construction n'est qu'imaginaire : elle est et elle a sa propre existence. Donc faites-la la plus concordante à ce qui vous apaise et elle sera votre havre, votre refuge en cas de besoin. Une fois cette image fabriquée, oui fabriquée, voyez vous en elle. Vous êtes au centre du tableau. Allez vous y placer et vous y serez vraiment.
Avancez dans votre création et ayez la certitude que tout cela est bien plus que fantasme. Asseyez vous au centre du tableau et respirez, respirez en Dieu.Ainsi vous connaîtrez la paix de l'instant. Vous serez enfin au calme. Ayez à l'esprit que vous êtes vraiment là où va votre esprit. Acceptez de reconsidérer toutes vos images. Elles ont toutes une vie au-delà de vous. Avancez assez dans cette construction de vos constructions et comprenez que toute image est substance animée de sa propre vie. Si vous parvenez à entrer dans la conscience de la réalité de votre construction il vous sera plus aisé de comprendre qu'il est bien plus attirant de créer le beau que le laid.
Ayez, en vous, une pensée envers nous qui voyons et ressentons toutes vos créations. Il en est de superbes qui nous transportent de joie. Il en est de plus tristes qui nous désolent pour vous. Allez toujours vers ce qui est un élan du beau. Ne vous contentez pas du médiocre quand il vous est offert de parvenir au génie.
Si le mot vous paraît fort c'est que vous n'avez pas encore réalisé l'étendue de ce que Dieu vous donne et vous accorde. Gardez en votre cœur ce don si précieux de l'amour qui vous est témoigné dans cette création et ayez à cœur de l'améliorer sans cesse. Ainsi vous deviendrez de plus en plus ce que vous êtes : des enfants de Dieu. Appréhendez vraiment le but et ne vous contentez pas d'un peu quand tout vous est ouvert. Dieu vous a donné un tout pour vous permettre d'avancer et Le rejoindre. Ce tout est à reconstruire quand vous avez décidé de répondre à la quête. Si nous vous parlons ce n'est pas pour vous aider à vous reposer, mais pour vous inciter à vous mettre en marche. Demandez l'aide de Dieu et commencez cet ouvrage de reconstruction. Qu'est-ce qui est à reconstruire, direz-vous ? Tout, votre tout, tout ce qui en vous a été entamé par vos soucis, vos craintes et vos ennuis. Donnez à votre vie son sens véritable et vous aurez la réponse. Si vous partez en quête dans l'éparpillement de toutes vos composantes vous serez contraints à des retours permanents à votre point de départ.
Ayez à cœur de rassembler en vous tout ce qui fait votre moi et votre être. Comment, demanderez-vous, peut-on assembler, quand tout nous paraît si décalé en nous ? Nous voudrions vous donner une recette, mais il n'y en a pas. Il vous faut vous mettre en route et chaque jour découvrir ce qui s'est éloigné du sentier pour le ramener vers la lumière. Avec la foi et la méditation quotidienne vous avez deux atouts efficaces pour y parvenir. Respiration, abandon et enfin calme. Avec ces 3 ingrédients vous avez la base de la méditation. Quand vous serez entrés en elle alors seulement vous pourrez ressentir tout votre intérieur et voir quelles sont les composantes à ramener au sein de votre unité. Il faut du temps, parfois beaucoup, pour parvenir à cet exercice de restitution intérieure. Vous aurez souvent tendance à vous épuiser sans résultat. Dites-vous, dans ce cas, que c'est votre approche qui est erronée. L'entrée en méditation est tout, sauf un acte forcé. C'est une descente, une immersion qui s'opère en douceur et qui immerge en soi. Ne cherchez pas à vous contraindre à méditer
Cherchez a faire le vide en vous. C'est cela le plus difficile : parvenir à dés obscurcir votre esprit votre esprit de toutes les pensées qui voilent le un en vous. Demandez toujours l'aide de Dieu et asseyez-vous dans un lieu calme. Fermez votre porte à tout ce qui vous est extérieur. Respirez en Dieu et descendez lentement en prenant le temps de vous ressentir. Voyez tout ce qui survient dans cette lente coulée vers votre centre. Des milliers de pensées vont surgir. Ne vous arrêtez pas. Faites comme si vous étiez en voyage. Le véhicule avance. Vous regardez le paysage qui défile sans vous y arrêter. C'est un peu le même principe. Regardez défiler sans vous laisser embarquer à la suite d'une pensée. Si vous vous apercevez que vous avez dérivé, revenez vers vous, vers la pensée de l'immersion. Allez le plus en profondeur que vous pourrez tout en sachant que le fond est loin, si loin que vous ne pourrez l'atteindre en quelques jours. Pour cela, ne vous découragez jamais. Soyez attentifs, en premier lieu à votre descente, à ce que vous ressentez en elle.
Si vous le désirez vous pouvez consigner ensuite ce qui vous aura frappé lors de vos exercices. Vous pouvez vous constituer une sorte de livre de bord de méditation. Nous avons pu constater que cette pratique de consignation, au sortir des exercices, avait un effet positif pour beaucoup de méditants. Donc, si cela peut vous être un outil supplémentaire, adonnez-vous à cette récapitulation".
" Après avoir ouvert la porte, il convient de la franchir. Lorsque vous vous sentirez prêts (soyez sûrs que vous saurez si vous l'êtes) il vous faudra vous immerger. C'est-à-dire entamer votre descente en vous. Calme et paix vous seront indispensables. Donc n'oubliez pas vos exercices. Ne considérez jamais que ce soit acquis. Allez en votre tableau et essayez d'y demeurer.
Quand vous vous y sentirez aussi présents et à l'aise que si vous étiez chez vous, commencez à vous voir au bord d'un trou. N'ayez pas peur. Ce trou n'a rien d'effrayant. Il est votre porte d'accès à ce qui est au fond de vous. Ne le regardez pas comme une antre monstrueuse risquant de vous engloutir. Apaisez les battements de cœur en votre respiration en Dieu et posez vos mains sur la margelle de ce puits. Sentez venir la fraîcheur du fond. Bien sûr c'est obscur et vous ne voyez pas vers quoi vous vous engagez. Calmez votre appréhension du noir et essayez de vous imprégner de ceci : le noir n'est pas le néant que l'on croit. Il n'est pas plus le négatif dont on le revêt. Le noir est un lieu de recueillement. C'est une couleur qui fait apparaître toutes les autres. Sans elle il n'y aurait pas d'étoiles au firmament, ni la Lumière de Dieu en flambeau qui vous guide. Changez totalement votre perception du noir et rendez lui justice. C'est la couleur qui révèle et non la couleur qui engloutit.
Donc les mains sur la margelle, regardez votre trou et asseyez-vous là tout au bord. Prenez votre temps. Accordez-vous de bien voir le trou sous vos pieds. Puis mettez-vous debout, non au bord, mais au centre. Eh oui, vous craignez de tomber. Pourquoi craindre ? Que pourrait-il vous arriver ? Avancez debout. Non vous ne chuterez pas : vous flottez et vous seul allez diriger votre descente. Prenez-vous en main, décidez de dire oui et lentement apercevez le bord de la margelle qui monte pendant que doucement vous descendez. Allez aussi profond que vous pouvez. Evitez de regarder vers le haut pour vous raccrocher à la lumière du jour. Votre objectif est à l'opposé : tout en bas dans la lumière Divine. Descendez en ayant le regard plongé vers vos profondeurs. Accueillez tout ce qui se passe en vous. N'ayez pas peur. Dieu descend avec vous. Il est là et tout autour.
Confiez lui cette descente et immergez vous de plus en plus, autant qu'il vous est possible. En chemin des images viendront. Laissez-les à leur place. N'essayez pas de les retenir ni de les suivre. Contentez-vous de les croiser dans votre descente. Ayez seulement l'esprit concentré sur le fond.
Descendez, descendez. Au bout d'un laps de temps que chacun aura à déterminer vous ressentirez comme un appel, une voix. Il se peut qu'elle soit inaudible et simplement pensée, il se peut que vous l'entendiez vraiment. Ne vous effrayez pas. Si vous êtes arrivés à ce seuil c'est que vous êtes moins éloignés du centre que vous l'imaginiez. Tout est noir mais brusquement vous ressentez La Présence. Et là tout va vous être plus aisé car cette voix va vous guider. Laissez-la vous pénétrer, laissez-la vous parler. Elle vous berce et vous accompagne. Continuez, ne renoncez pas à aller de plus en plus vers le fond.
Ecoutez, ressentez, vous êtes en méditation. Après un temps qui peut être très bref ou plus prolongé selon votre état de calme, laissez vous porter et vivez, vivez au cœur de vous. Des mondes infinis vont vous être révélés et vous en rejaillirez rénovés, reconstruits.
Bien sûr, il vous faudra du temps pour parvenir au bout de la descente mais ne doutez pas d'y parvenir. Vous êtes tous conçus pour arriver à ce point d'union à Dieu en vous. Aussi n'ayez aucun doute, aucune appréhension. Dites vous que cela n'est pas le privilège de quelques uns. C'est votre état à tous.
Donc n'ayez pas peur de le revendiquer à votre propre esprit. Oui vous pouvez, Oui vous en avez les moyens et la force ".

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